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L'histoire du Nunavik
La geographie du Nunavik
La faune, la chasse et la pêche
La flore du Nunavik
Qui sont les Inuits ?

 

Histoire du Nunavik

Les Inuit

Au Québec, les Inuit habitent le Nunavik, un vaste territoire de toundra situé au nord du 55e parallèle. La population du Nunavik, environ 7 540 Inuit et quelques centaines de non-Inuit, se répartit dans 14 villages comptant chacun entre 130 et 1 250 habitants. Ces villages, distants de plusieurs centaines de km les uns des autres, sont situés sur les littoraux de la baie d'Hudson (Kuujjuarapik, Umiujaq, Inukjuak, Puvirnituq, Akulivik), du détroit d'Hudson (Ivujivik, Salluit, Kangiqsujjuaq, Quaqtaq), et de la baie d'Ungava (Kangirsuk, Aupaluk, Tasiujaq, Kuujjuaq et Kangiqsualujjuaq). De plus, une cinquantaine d'Inuit vivent à Chisasibi, un village cri de la Baie-James.

Au Nunavik, les Inuit contrôlent la majeure partie des services dispensés dans la région. La Convention de la Baie-James et du Nord québécois, entente survenue en 1975 entre les Inuit, les Cris et les gouvernements du Québec et du Canada, a en effet mené à la création de plusieurs institutions dirigées par des Inuit. Travaillant de façon autonome ou en collaboration avec divers ministères du gouvernement québécois, ces institutions veillent à l'administration et au développement de la région dans tous les secteurs d'activités.

Les services municipaux sont fournis par des corporations de villages nordiques, dont le fonctionnement est semblable à celui de nos municipalités. L'Administration régionale Kativik a son siège social à Kuujjuaq et chapeaute l'ensemble des municipalités nordiques. La Société Makivik, également créée à la suite de la Convention, gère les indemnités monétaires obtenues dans le cadre des ententes et joue un rôle actif dans le développement social et économique de la région. Ainsi, cette société a acquis en 1990 la compagnie aérienne First Air, qui dessert entre autres les Territoires du Nord-Ouest. Déjà propriétaire d'Air Inuit, Makivik assure ainsi aux Inuit une place prépondérante dans le secteur du transport aérien en territoire nordique.

Le mouvement coopératif, amorcé vers la fin des années 1950, a joué un rôle majeur dans l'évolution de l'histoire du Nunavik. Il a permis aux Inuit de s'approprier le contrôle sur une grande partie des activités commerciales et a ouvert aux artistes et artisans inuit la voie au marché extérieur. Il y a aujourd'hui des magasins coopératifs dans 13 des 14 villages.

En 1989, les Inuit ont créé le Comité constitutionnel du Nunavik, dont les membres sont élus au suffrage universel par les résidents de la région. Le Comité a pour mandat d'élaborer un projet de constitution qui définira les structures d'un éventuel gouvernement régional. Des négociations sont en cours à ce sujet avec le Québec et une entente-cadre a été signée en 1994. Une autre entente a été signée, en 1995, entre les Inuit et le gouvernement du Québec, concernant les services policiers dans l'ensemble des communautés du Nunavik.

Pour les Inuit, la reconnaissance de l'autonomie gouvernementale n'est qu'un juste retour des choses. Le Nunavik fut peuplé par leurs ancêtres il y a environ 4 500 ans. Vers l'an 1400 de notre ère, les bateaux de pêche, les baleiniers et les explorateurs commençaient à fréquenter la région. Mais c'est surtout par le commerce des fourrures que s'amorce, au 18e siècle, un tournant décisif dans le mode de vie des habitants du Nord. Cependant, ce n'est qu'au début du 20e siècle que les Inuit abandonnent les armes traditionnelles au profit des fusils et utilisent de plus en plus les produits troqués aux postes de traite. Les services gouvernementaux s'implantent graduellement vers les années 1950 et les Inuit passent peu à peu du nomadisme à la sédentarisation, modifiant leur mode de vie et tentant de s'adapter en quelques décennies à des siècles d'évolution technologique.

Aujourd'hui, quoique la motoneige et la maison aient remplacé le traîneau à chien et l'iglou, les Inuit tiennent à conserver valeurs, langue et culture, tout en maintenant des liens harmonieux avec le reste du Québec.

La langue des Inuit, l'inuktitut, est une langue riche et souple, capable de s'adapter aux réalités contemporaines. La langue seconde des Inuit est l'anglais. à l'école, l'enseignement se fait entièrement en inuktitut jusqu'en troisième année, moment où les jeunes Inuit étudieront en français ou en anglais, selon leur choix. Jusqu'à récemment, ils choisissaient d'abord l'anglais, mais un nombre croissant d'élèves se dirigent maintenant vers le français.

Au Québec, les Inuit habitent un vaste territoire de toundra situé au nord du 55e parallèle aujourd'hui dénommé le Nunavik. La population se répartit dans 14 villages comptant chacun entre 160 et 1 400 habitants. Ces villages, distants de plusieurs centaines de kilomètres les uns des autres, sont situés sur les littoraux de la Baie d'Hudson (Kuujjuarapik, Umiujaq, Inukjuak, Puvirnituq, Akulivik), du détroit d'Hudson (Ivujivik, Salluit, Kangipsujjuaq, Quaqtaq), et de la Baie d'Ungava (Kangirsuk, Aupaluk, Tasiujaq, Kuujjuaq et Kangiqsualujjuaq). De plus, une soixantaine d'Inuit vivent à Chisasibi, un village cri de la Baie-James.

Les Inuit possèdent un territoire de chasse et de pêche traditionnel dénommé le Nunavik, d'où l'origine de l'appellation. Il fut peuplé par les ancêtres des Inuit actuels, originaires de Sibérie et de l'Alaska, au tout début du peuplement humain du Grand nord Canadien et Québécois qui s'est fait par vagues successives. Nomades, ils ont poursuivi leurs troupeaux et ont habité et exploité progressivement leurs territoires actuels.

Vers l'an 1400, les baleiniers et les explorateurs européens ont commencé à fréquenter la région et ont pris contact avec les Inuit lors d'échanges commerciaux. C'est alors que s'amorce, aux XVIIIe siècle, un tournant décisif dans le mode de vie des Inuit avec l'intensification du commerce des fourrures. Au début du XXe siècle, les Inuit abandonnent leurs armes de chasse traditionnelles au profit des fusils, et ils utilisent de plus en plus les produits troqués aux postes de traite. Les services gouvernementaux commencèrent à s'implanter graduellement vers les années 50 au Nord du 55e parallèle.

Aujourd'hui, quoique la motoneige et la maison aient remplacé le traîneau à chien et l'igloo, les Inuit tiennent à conserver leurs valeurs, leur langue et leur culture. La langue des Inuit, l'inuktitut, est une langue riche et souple, capable de s'adapter aux réalités contemporaines. La langue seconde des Inuit est l'anglais. Les Inuit sont également signataires de la Convention de la Baie James et du Nord Québécois qui leur confère l'autonomie administrative de leurs communautés. De nouvelles structures sont mises sur pied et régissent les secteurs de la santé, de l'éducation et des services sociaux. La société Makivik joue un rôle actif dans le développement socio-économique de la région. Les services municipaux sont fournis par des corporations de villages nordiques, dont le fonctionnement est semblable à celui de nos municipalités. L'Administration régionale Kativik a son siège social à Kuujjuaq et chapeaute l'ensemble des municipalités nordiques.

Les Inuit ont renforci leur prospérité économique à l'aide notamment de la mise sur pied des coopératives, devenues aujourd'hui une des bases de leur développement et de leur autonomie économique. Le mouvement coopératif, amorcé vers la fin des années 50, a joué un rôle majeur dans l'évolution de l'histoire des Inuit. Il a permis de contrôler une grande partie des activités commerciales sur leur territoire et a ouvert aux artistes et aux artisans inuit la voie aux marchés internationaux. Il y a aujourd'hui des magasins coopératifs dans 13 des 14 villages inuit.

L'économie inuit repose également sur des entreprises reliées aux domaines du transport (aérien), des services, de l'administration ainsi que du tourisme. Les Inuit ont perfectionné, au cours des siècles, la fabrication d'objets utilitaires en pierre, en bois, en os et en ivoire. Ë l'heure actuelle, les objets d'arts de facture Inuit ont acquis une renommée internationale; notamment leur sculpture de stéatites, qui sont devenues leur marque de commerce mondiale.

Territoires

Les Inuit forment une des 11 nations autochtones reconnues par le gouvernement du Québec. Ils appellent Nunavik la partie du Québec qui correspond à leurs territoires ancestraux. Le Nunavik se situe au nord du 55e parallèle.

Groupe linguistique

La langue ancestrale des Inuit est l'inuktitut. Cette langue fait partie de la famille linguistique esquimo-aléoute. " Inuit " est le pluriel d'" Inuk ", mot qui signifie homme ou être humain, comme " Touareg " est le pluriel de " Targui ".

Les Inuit du Nunavik parlent la langue inuktitut qui réunit les dialectes parlés par les Inuit de l'Arctique oriental canadien, à l'exception des Inuits du Labrador qui parlent inuttut. Ces langues, avec tous leurs dialectes, font partie de la famille linguistique eskimo-aléoute, un grand groupe linguistique qui réunit les langues de tous les Inuit du Nunavik, du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest.

Population globale

On estime la population inuit du Nunavik à quelque 7 000 âmes. Cette population est répartie en 14 communautés ou villages nordiques.

Communautés

Depuis la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, les Inuit ont choisi pour leurs villages un régime municipal. Contrairement aux communautés des Premières Nations, les villages inuit relèvent administrativement du ministère des Affaires municipales du Québec.

Les communautés inuit ont pour noms : Akulivik, Aupaluk, Inukjuak, Ivujivik, Kangiqsualujjuaq, Kangiqsujuaq, Kangirsuk, Kuujjuaq, Kuujjuarapik, Puvirnituq, Quaqtaq, Salluit, Tasiujaq et Umiujaq. Les Inuit du Nunavik ont également deux territoires qui ne sont pas habités en permanence : Kiggaluk et Killiniq. Il y a aussi une minorité inuit significative dans la communauté crie de Chisasibi.

Organisations

La Convention de la Baie James et du Nord québécois a entraîné la formation d'un certain nombre d'organisations propres aux Inuit du Nunavik. Les principales sont l'Administration régionale Kativik, à caractère administratif, la Société Makivik, à vocation économique, et l'Institut culturel Avataq, à vocation culturelle.

Le développement économique du grand Nord québécois n'a toutefois pas attendu la conclusion de la Convention. Le mouvement coopératif y a été et est encore très actif, notamment avec la Fédération des coopératives du Nouveau-Québec.

1975

Signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois entre le gouvernement du Québec, le gouvernement du Canada, les Cris et les Inuit par laquelle ces deux nations cèdent leurs droits ancestraux sur un territoire de près d'un (1) million de kilomètres carrés, en échange de la propriété foncière de 10 400 km carrés, de droits exclusifs de chasse et de piégeage, de l'autonomie au niveau de la justice, de l'administration et de l'éducation sur leur territoire et du versement, sur une période de 20 ans, de deux cent vingt-cinq millions de dollars (225 millions $).